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Mon nouveau plan d’attaque 🌞🌧️🌳

Après un été qui ressemblait plus à un film catastrophe qu’à un jardin d’Éden 😅, il est temps de revoir ma copie.
Le jardin, c’est un peu comme la vie : si tu tombes, tu te relèves… avec une bêche à la main ! 🪓🌿

Objectif n°1 : maîtriser l’eau 💧

Cette nouvelle année, le mot d’ordre, sera la gestion intelligente.
Fini les arrosages à la va-vite ! Je prévois :

  • Des paillis XXL pour garder l’humidité (merci les tontes et feuilles mortes 🍂)

  • Une récupération d’eau de pluie améliorée 💦

  • Des goutte-à-goutte fait maison pour la précision d’un chirurgien 🚰

L’idée, c’est que chaque goutte compte, surtout avec des arbres aussi assoiffés que les miens 🌳😆

Objectif n°2 : revoir la butte et repenser le compost 🌿🪱

Cet hiver, opération remise à plat (ou presque 😅).
Ma butte version 2024 ressemblait davantage à un mille‑feuille forestier qu’à un lieu de culture productive 🌲🥦

Étape 1 : allègement du contenu 🌾

Je vais limiter, voire supprimer, les grosses branches à l’intérieur. D’après les retours de terrain, elles assèchent trop vite la butte, surtout en été aride.​
Place donc à une base plus fine : petits branchages, feuilles, compost mûr et paillage en surface 🍂.
Moins de bois = meilleure rétention d’eau et décomposition plus rapide ! 💧

Étape 2 : revoir l’implantation 🌞

Cette fois, je choisis un emplacement semi‑ombragé, plus cohérent avec les cultures visées.​
Je pense aussi à adapter les zones en fonction de l’humidité : légumes gourmands en haut, plantes plus rustiques sur les flancs.

Étape 3 : séparer compost et jardin 🪴

Fini les apports directs de déchets verts au potager ! Même si le compostage de surface nourrit bien la vie du sol, il attire parfois les indésirables et déséquilibre les apports.​
Je vais donc recréer un vrai espace compost à part, pour contrôler les températures, le mélange carbone/azote et éviter d’introduire des graines ou nuisibles.
Une fois mûr, ce compost redeviendra l’or noir de mon jardin 🖤🌱

Objectif n°3 : jouer avec la biodiversité 🐝🪲

Je veux laisser la nature m’aider un peu 🌼
Plutôt que de tout contrôler, je vais créer des espaces qui attirent, accueillent et protègent la vie, pour que le jardin devienne un petit écosystème autonome.

1. Créer des zones à insectes 🪵✨

Je vais installer plusieurs petites zones à insectes : quelques hôtels faits maison remplis de bambous, morceaux de bois, paille et tiges creuses.​
Ces abris attireront abeilles solitairescoccinelles et guêpes maçonnes, précieuses alliées du potager.
Je les placerai plein sud ou sud‑est, à l’abri de la pluie, pour leur offrir un petit coin bien exposé.​

2. Ramener des plantes mellifères 🌸🍯

Les zones mellifères sont la cantine des pollinisateurs ! J’y ajouterai des lavandesbourrachescoquelicotsachillées millefeuille et bleuets — de quoi booster la vie tout au long de la saison.​
Ces fleurs nourriront abeilles, papillons et bourdons tout en donnant une touche poétique au jardin.

3. Préparer l’ombre de demain 🌳

Je vais lancer une zone de boutures d’arbres et arbustes en pleine terre, pour créer peu à peu des zones d’ombre naturelles et diversifiées.
Au programme : boutures de figuier, noisetier, sureau et peut‑être quelques petits fruitiers 🌿🍇
Les boutures seront réalisées dans un sol léger et riche, avec un mélange de terreau, compost mûr et sable pour favoriser l’enracinement.​​
Objectif à long terme : un jardin mi‑ombragé équilibré, parfait pour affronter les étés brûlants 🌤️

4. Expérimenter les plantes répulsives 🌿🐭

Pour limiter les dégâts des campagnols, j’envisage d’implanter quelques plantes aux odeurs qu’ils détestent : menthe, romarin, lavande ou encore euphorbe épurge.​
Je dois encore tester l’efficacité, mais quitte à tenter, autant parfumer le potager ! 😁


Rome ne s’est pas faite en un jour, et mon jardin non plus…
Chaque coin de biodiversité sera une petite victoire 🐞💚

 

Objectif n°4 : adapter mon potager 🙌

Pour la nouvelle saison je reviendrai à l’essentiel : le sol vivant 🌱
Ma fameuse butte était devenue un peu trop exigeante… j’ai décidé de réduire sa taille pour retrouver un potager plus simple, plus proche de la terre originelle.

1. Revenir à la terre du sol 🌾

La base de mon futur potager, ce sera le sol de mon jardin, tout simplement.
Fini les montages complexes ! J’utiliserai la bonne vieille terre du terrain, enrichie avec du compost bien mûr. Cette approche offre un équilibre entre respiration du sol et stabilité hydrique 🌍
D’après les retours d’expérience, cette méthode favorise une microfaune plus durable et une meilleure régulation naturelle des nutriments.​

2. Apports massifs de compost 🍂

Mon sol sableux, bien qu’agréable à travailler, se dessèche et se vide vite de ses nutriments.
Je vais donc miser sur un apport généreux et régulier de compost, à raison de plusieurs couches fines réparties dans l’année.​
Cela permettra d’améliorer la rétention d’eau et la fertilité du sol, d’accroître la vie microbienne et de stabiliser la structure.​
Le compost agit ici comme une « colle vivante » entre les particules de sable, formant peu à peu un sol riche et équilibré 🌾🪱

3. Varier les amendements pour plus de résilience 🪨

En complément, j’envisage d’essayer un peu d’argile bentonite ou de poudre de basalte pour améliorer la texture du sol et renforcer la rétention d’eau.​
Et pourquoi pas du vermicompost, un concentré d’énergie biologique qui booste les sols légers tout en retenant l’humidité.​


Ce nouveau plan, plus simple et plus proche du sol, m’invite à jardiner autrement : moins d’effort, plus d’observation, et beaucoup de patience ⏳🌻
Parce qu’en permaculture, la richesse, ce n’est pas la quantité de travail…
C’est l’équilibre entre ce que la nature donne et ce qu’on préserve 🍀

 

Conclusion : cultiver la patience, récolter la sagesse 🌿🌞

Cet été m’aura appris une chose essentielle : le jardin n’est pas une course, c’est une conversation.
Une discussion lente entre la terre, le ciel et celui qui sème 🌱.
Chaque erreur, chaque échec, chaque pluie oubliée ou soleil trop fort est une leçon murmurée par la nature.

Comme l’écrivait Erik Orsenna : « Tout jardin est d’abord l’apprentissage du temps : du temps qu’il fait, et du temps qui passe. »
Et c’est vrai : en jardinant, on apprend surtout à ralentir, à observer, à faire confiance au vivant.

Mon « plan d’attaque » n’en est pas vraiment un.
C’est plutôt un nouveau pacte avec la nature, plus doux, plus patient, plus conscient 🌻
La permaculture, après tout, ce n’est pas dompter le vivant, c’est apprendre à en faire partie.

Alors je referme cette saison avec gratitude 🙏
Envie de réparer, d’expérimenter, de recommencer — et surtout de continuer à aimer cette terre, même quand elle me fatigue un peu 😅❤️